mardi 22 mai 2012

Euro Vegas, la croissance à tout prix

223909.631vegas_europe_orig.jpgL'Espagne est au bord du gouffre , elle compte 5 millions de chômeurs et un jeune sur 2 est sans emploi . Dans ces conditions, quand M. ADELSON projette de créer 260 000 emplois et de résorber la moitié du chômage de Madrid il est accueilli comme le messie .

 

M. ADELSON multimillionnaire américain a l'intention de construire un immense complexe de jeux : 6 casinos , 36 000 chambres , 9 théâtres , 3 terrains de golf et 50 000 places de restauration .

 Euro_Vegas_Madrid_corto.JPG

Mais M. ADELSON pose ses conditions :

  • Le don des terrains
  • Exemption de TVA
  • Impôts réduits de 50%
  • Réforme fiscale permettant le blanchiment de l'argent
  • Réforme de l'impôt pour les non-résidents leur permettant d'échapper à l'impôt
  • Une station de métro
  •  Le droit de fumer dans les établissements
  • Le droit de jouer pour les mineurs
  • Fin des conventions collectives pour les employés
  • Financement public à 60% pour la formation des travailleurs
  • Réduction des charges salariales
  • Etc.. Etc..

 Malgré tout cela Barcelone et Madrid se disputent le privilège de recevoir cet énorme complexe .

 Résoudre la crise de l'emploi, de la croissance , des ressources ,( énergie, eau, terres ) en créant d'immense usines dédiées au jeu, à la corruption, la prostitution est le signe de notre folie . Faut-il que les responsables politiques soient à ce point corrompus et indifférents à l'intérêt général ?

 M. ADELSON est impliqué dans des affaires de proxénétisme à Macao . Il finance des partis politiques conservateurs aux USA et en Israël , Mrs Bush et Netanayou lui seraient redevables pour le financement de leurs campagnes électorales .

 L'effondrement de notre société est en marche 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/13/1304989-espagne-bientot-un-las-vegas-aux-portes-du-grand-sud.html

 

http://www.slate.fr/story/52161/espagne-las-vegas-madrid-barcelone-adelson

 

mercredi 9 mai 2012

Le maire de Rubelles et le préfet de SetM hors la loi

P1040403Une centaine de personnes et quelques élus se sont rassemblés devant la préfecture de Melun, pour réclamer la scolarisation de plusieurs enfants réfugiés en France et à qui le préfet et le maire de Rubelles refusent l'accès à l'école . Les lois de la république en font pourtant obligation 
P1040405Deux petit bureaux d'écolier étaient symboliquement réservés au maire et au préfet pour leur donner un cours de rattrapage sur la législation et les conventions internationales relatives aux droits de l'enfant. Il ne fait pas de doute que des consignes ont été données à l'administration par le defunt gouvernement en droite ligne de la politique xenophobe ,très justement sanctionnée Dimanche dernier.

mardi 8 mai 2012

Le VERMONT INTERDIT LA FRACTURATION HYDRAULIQUE

Autumn-Reflections--Vermont.jpg

Traduction: Source: “Seven Days”. “Blurt”, le blog de lʼéquipe.

Texte de Kathryn Flagg, posté le 4 mai, 2012 dans la rubrique “Energie,

environnement, politique, Vermont I Permalink”

Le Vermont devient le premier état du pays à interdire le fracking.

Aujourdʼhui, les législateurs du Vermont ont mis le hola à une méthode contreversée de

forage à la recherche de gaz naturel , faisant du Vermont le premier état aux E.U. à

interdire la fracturation hydraulique ( connue le plus souvent sous le nom de “fracking” ) .

Aujourdʼhui, les législateurs ont approuvé lʼinterdiction par un vote de 103 à 36 à la

Chambre des Représentants et le texte de loi est en route pour le bureau du

Gouverneur Peter Shumlin.

Le fracking est une technique dʼextraction de gaz naturel qui consiste à injecter de lʼeau,

du sable et des produits chimiques dans des formations rocheuses denses du soussol.

Lʼindustrie du gaz er du pétriole lʼadore - le fracking a donné accès à dʼimmenses

réserves de gaz naturel qui , auparavant, était trop difficile ou trop coûteux à extraire.

Mais les conservationnistes ont donné lʼalarme, en signalant des problèmes de

contamination des nappes phréatiques, de moyens de se débarasser des eaux usées

et même de tremblements de terre dans des endroits où a lieu le fracking.

Le reportage le plus récent sur le débat dans “Seven Days” remonte au mois de

février, peu de temps après que la Chambre a voté un moratoire de trois ans sur le

fracking. A cette époque, des lobbyistes opposés à la pratique essayaient de faire

voter des restrictions encore plus dures et, finalement, ils ont gagné.

En plus de lʼinterdiction du fracking dans le Vermont, la loi interdit aussi lʼimportation et le

dépôt des eaux usées dans lʼétat. Vu le nombre dʼétats autour du Vermont dans

lesquels on a actuellement recours à cette technique, dit Paul Burns, Directeur exécutif du

groupe “ Vermont Public Interest Group” ( groupe qui défend les intérêts des citoyens

), lʼinterdiction a quelque chose de rassurant.

“Cʼest tout ce que nous espérions,” dit Burns.

Il dit que lʼindustrie du gaz et du pétrole a tout fait pour empêcher lʼinterdiction, faisant

venir des lobbyistes dʼ autres états et menaçant même de déposer une plainte (

menace dont les juristes de lʼAgence des Ressources Naturelles ont dit quʼelle était

invalide ) au cours des derniers jours avant le vote.

“Il était assez clair que les lobbyistes de lʼindustrie et lʼInstitut Américain du Pétrole

travaillaient dur pour empêcher la législation, premier défaut de la cuirasse,” dit Burns.

Jake Brown, porte-parole du Conseil des Ressources Naturelles du Vermont, fait

remarquer que deux tiers des habitants du Vermont prennent leur eau potable dans les

nappes phréatiques. Brown dit que lʼinterdiction est “raisonnable et prudente”, en

ajoutant que “si et quand” lʼindustrie sera capable de prouver que le fracking nʼest pas

dangereux, ils pourront certainement demander aux législateurs dʼabroger lʼinterdiction.

Lʼinterdiction constitue une frappe préventive contre le fracking dans le Vermont - parce

que, en fait, la technique nʼa jamais été utilisée dans lʼétat. Mais cela fait des années que

le fracking fait la une des journaux dans lʼétat de New York et dans la Pennsylvanie, à

cause des schistes Marcellus riches en gaz. On nʼa pas prêté grande attention au

Vermont, même si les schistes Utica dans le nord-ouest du Vermont auraient pu être

envisagés pour un développement à venir. Entretemps, des résidents du Québec

voisin ont prévenu que des puits tout proches au Canada se sont avérés viables sur le

plan économique et ont conseillé aux habitants du Vermont de ne pas permettre le

fracking dans le Vermont.

Burns dit:” il sʼagit dʼun coup tiré contre le fracking qui sera entendu dans le pays tout

entier, et peut-être dans le monde entier. Beaucoup de gens suivent avec attention ce

qui se passe ici.”

Maureen Johnson

mardi 1 mai 2012

LE BON MAY OU LA VRAIE FETE DES BONNES GENS.

C’était aujourd’hui, comme il y a 223 ans… 

La Vraie Fête des bonnes gens

En ce 1er mai 2012, par un hasard malicieux, mon grand livre « Histoire de la Forêt Française » de Louis Badré (mai 1983) s’ouvre tout seul, page 121, sur une estampe anonyme de la Révolution,

La scène est festive ; bas et haut-clergé, paysans, gente Dame, Gens d’armes, bourgeois, se donnent la main et font une joyeuse ronde autour d’un arbre… en chantant, les paroles reproduites ici :

LE BON MAY OU LA VRAIE FETE DES BONNES GENS.

Sur l’Air ! De la Fête des Bonnes Gens

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       La Joie et la Concorde,  

     Valent mieux que de vains noms,

     Qu’en ce Jour la Discorde,   

     Fuye au Bruit de nos Chansons ;

     Chers Amis d’un même Père,  

     Nous sommes tous les enfans

     En Famille, Il faut donc faire,  

     La Fête des Bonnes gens

     Oublions la Noblesse,  

     Et toute distinction,

     Que chacun de l’Ivresse,  

     Suive ici l’impulsion,

     Liberté dans chaque Tête,  

     Remets le Goût du vieux tems,

     Et viens embellir la Fête,  

     La fête des Bonnes gens.

Notez en arrière-plan la pancarte : « Abolition de la Féodalité »

Que le vrai 1er mai, sous le signe du vrai muguet nous porte vrai bonheur,

et que les vrais menteurs, les vrais tricheurs,  les frais fauteurs de discorde,

disparaissent pour de vrai, avec leurs tourments.

 

 

lundi 30 avril 2012

Pétrole de schiste à Chéroy ? - La vigilance est de rigueur !

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Chéroy, vendredi 27 avril. 20 h 30.  La première réunion publique d’information sur les nouveaux permis d’exploration de pétrole fait salle pleine… et même débordante ! Plus de 120 personnes s’étaient déplacées sous la pluie à l’appel du tout nouveau collectif « non au pétrole de SCHISTE – Bocage Gâtinais ».

La commune de Chéroy a récemment découvert qu’elle se trouvait sur le territoire défini par le permis nouveau du même nom, en mauvaise passe d’être octroyé aux compagnies Lundin et Concorde . – « Pas grave ! Rien à craindre » aurait répondu à la ronde le conseiller général de Chéroy Jean-Baptiste Lemoyne, il ne s’agit que d’explorer et la Loi « Jacob » interdit la fracturation hydraulique ! »

Certes, mais tout cela est théorique, la réalité ? Elle est sur le terrain : les compagnies ne vont pas se contenter d’investir pour les beaux yeux de la science, ni de rechercher les « poches de pétrole conventionnel » dont même les pétroliers s’accordent à dire qu’elles ont été toutes reconnues et qu’il n’y a plus rien d’intéressant, sauf à descendre dans la roche-mère (citations de M. Roux de TOTAL en  2001 – et de M. Vially de l’IFP en 2012)

En outre, comme le rappelle l’Association des Hydrologues des Services Publics : " tout forage est susceptible d'être à l'origine d'une dégradation irréversible " toute exploration, forage  quel qu’il soit, présente un réel danger pour les nappes phréatiques. Surtout dans la région avec le régime quarstique du Lunain réputé fantasque et ses effets de pollution immédiate (une question d'heures) . Par ailleurs, deux accident de forage purement « conventionnel » à Chailly en Bière sont restés  dans les mémoires.

Enfin, comment se fier aux estimations et promesses pharaoniques des compagnies pétrolières quand tout démontre qu’elles sont fausses et relèvent de la propagande mensongère ?

La présentation faite au cours de cette réunion, nous remet les pieds sur terre. Dans une analyse implacable, non dénouée d’humour, elle  compare les estimations du « trésor sous nos pieds » dans le Bassin parisien aux chiffres officiels de pétrole de schiste récolté dans le Bassin de Bakken (North Dakota.USA) dont la géologie est similaire – mais pas la densité de population ! - (1000 ha/km² en IdF, contre 4 ha/km²au North Dakota).

Car,  dans la meilleure hypothèse, tous comptes faits selon l’Institut Français du Pétrole, il n’y aurait que 1,6 milliards de barils « exploitables » disséminés dans la roche-mère d’Ile-de-France et 500 forages feraient  passer notre « autonomie énergétique annuelle », de 5 jours actuellement à … 15 ou 18 jours par an, pendant seulement une poignée d’années. Pas de quoi faire frémir la balance commerciale ! Les autres promesses sont à l’avenant : il ne faut pas s’attendre à payer moins cher l’essence, ni à inverser la tendance-chômage, les compagnies –toutes étrangères- préférant importer des travailleurs ne parlant la langue des pays exploités – et n’ayant aucune intention de nous faire des cadeaux. Car ce que recherchent ces compagnies plus financières que pétrolières,  c’est un enrichissement rapide des actionnaires.

Le prétexte de recherche scientifique est aussi très suspect : le code Minier autorise en effet les bénéficiaires de permis « de recherche » à exploiter les hydrocarbures qu’ils trouveront, c’est-à-dire de les commercialiser sans avoir à payer de taxes. Mais, comme ces permis sont accordés pour 5 ans et renouvelables 2 fois, les compagnies auront fait le plein de nos richesses en sous-sols avant l'échéance des 15 ans de permis d’explorer…

En revanche, que d’emplois détruits localement, que de pollutions et catastrophes sanitaires, écologiques,  partout où cette industrie, nécessairement violente, a sévi.

Allons-nous vraiment prendre les risques de pollutions et destructions irréversibles, pour … si peu d’avantages ? Allons-nous épuiser et brûler toutes nos réserves d’énergie fossiles en sachant que le changement climatique nous l’interdit ?

Mais que faire alors ?  Les idées fusent dans la salle… Parer au pire, garder l’œil ouvert… un réseau de vigilance s’est déjà constitué entre les collectifs. Il fonctionne. - Ecrire, écrire, écrire… convaincre les élus, locaux, départementaux, nationaux, européens… Eduquer les jeunes… Utiliser tous les moyens de résistances légaux : les maires ont la possibilité d’agir localement.

Et surtout, résister courageusement, manifester collectivement notre détermination, notre refus.

Dans l’assistance plusieurs personnes rappellent qu’il nous faut changer déjà nos mentalités, notre « conditionnement » à surconsommer, à produire trop de « biens » inutiles dont on ne sait plus comment s’en débarrasser… Nous préparer à de nouveaux modes de vie, de partage, de solidarité, de courage, de convivialité, pour préserver un héritage à nos enfants.

Convivialité, courage, partage… Cette réunion organisée et documentée en un temps record par les bénévoles en a donné un bel exemple.

Merci aux « Amis de la Mare », à sa dynamique présidente Isabelle Ksyk, à Isabelle Michaut-pascual, à Patrick Troubadour, aux amis et citoyens des nouveaux Collectifs, aux élus qui se sont déplacés et sont intervenus : les conseillers municipaux de Chéroy, M. Dominique Bourreau, Maire de Villeneuve La Guyard et Conseiller Général du Canton de Pont-sur-Yonne et à tous les habitants qui sont venus s’informer, proposer leurs solutions.

Une seconde réunion est prévue à VOULX,

vendredi 4 mai prochain, à 20 h 30,

à la salle du Mille Club.

vendredi 27 avril 2012

Dans le Dakota du Nord, les flammes du gaz naturel illuminent la prairie

torchere

Ce problème généralement peu évoqué semble avoir été ignoré de nos chers ingénieurs du ministère de l'écologie. Il concerne au premier chef l'Ile de France, dont les resources en pétrole de schiste sont contenues dans des roches d'une structure géologique comparable au Dakota du Nord. 

 

Dans l'ouest du Dakota du Nord, des centaines de feux  s'élèvent au-dessus des champs de blé, de tournesols et des balles de foin. La nuit, ils illuminent le ciel des Prairies comme des lucioles géantes.

 

Ce ne sont  pas des feux de forêt causés par la foudre ou d'autres actes de la nature, mais la combustion délibérée de gaz naturel par les sociétés avides d'extraire le pétrole des schistes bitumineux du bassin de  Bakken et de profiter du prix élevé du brut. Le gaz est extrait en même temps que le pétrole beaucoup plus rentable, alors que rien n'incite à le récupérer, Les foreurs  traitent le gaz en tant que déchet et le brûle tout simplement

 

Chaque jour, près de 3 millions de m3 cubes de gaz naturel sont brûlés en torchère de cette façon - soit assez d'énergie pour chauffer un demi-million de foyers par jour.

Le gaz torché crache aussi au moins deux millions de tonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère chaque année, autant que 384 000 voitures ou une Centrale électrique au charbon.

 

Tous compte faits, 30 % du gaz naturel produit dans le Dakota du Nord est brûlé comme déchet. Comme d'ailleurs cela se pratique encore en Russie, au Nigeria et en Iran.

Avec les réglementations gouvernementales trop laxistes cette pratique est employée également pour les schistes Eagle Ford au Texas, et certains autres états .

 

Le Dakota du Nord n'est pas aussi mauvais que le Kazakhstan, mais ce n'est pas ce que l'on attend d'une société civilisée et efficace. Bruler un produit précieux et irremplaçable pour les générations suivantes, simplement parce que c'est cher à mettre sur le marché, est scandaleux a déclaré Michael E. Webber, associé directeur du Centre pour l'énergie ...

 

Les compagnies pétrolières disent que la réalité économique est la cause du torchage dans le Bakken, le plus grand champ pétrolier découvert aux États-Unis durant ces quatre dernières décennies. Ils soutiennent qu'ils ne peuvent pas se permettre de payer pour les pipelines et les usines de liquéfaction pour le commercialiser. Et la réinjection du dioxyde de carbone qui est faite couramment dans les champs de pétrole conventionnel, est plus difficile et coûteuse  dans les schistes moins perméables.

 

"Ce champ couvre 50 000 Km carré, de sorte qu'il faut du temps pour aller tester ce qui est là et ensuite construire un système de collecte et de pipelines, a déclaré Harold G. Hamm, chef de la direction des Ressources Continental, l'un des plus grands producteurs de pétrole dans le Bakken.

Le torchage est un recul de l'industrie car la plupart des champs de pétrole et de gaz aux États-Unis ont développé des équipements pour collecter et traiter le gaz.

Mais la hausse récente de la production de gaz a changé le calcul économique. Le Prix ​​du gaz naturel a chuté à partir de  2008 depuis que de vastes champs de gaz de schiste sont exploités par la fracturation hydraulique et le forage horizontal. Alors que ces mêmes techniques ont ouvert la voie à la production de pétrole de schiste.

 

Avec des prix du pétrole élevés et une forte demande mondiale et des baux à court terme de cinq ans pour les terres dans le Bakken, les foreurs ont constaté qu'il était plus rentable de simplement prendre le pétrole et de brûler le gaz. La construction d'infrastructure pour gérer le gaz ferait augmenter considérablement les coûts et la lenteur du développement, et les efforts déployés jusqu'ici pour utiliser le gaz pour la production d'électricité ont eu un succès limité, car il contient des composants qui posent des problèmes.

 

«Je vais vous dire pourquoi les gens refusent a déclaré Troy Anderson, opérateur principal d'une usine de traitement du gaz dans le Dakota du Nord proprieté de Whiting Petroleum . «Les pipelines sont chers: Vous devez les entretenir. Vous avez besoin d'un permis pour les construire. Ils sont une douleur. "

 

Bien que la capture du gaz soit la meilleure option, les scientifiques disent que le torchage est n'est pas le pire pour l'environnement car la combustion du gaz produit du CO2 dans l'atmosphère qui est moins nocif que l'évacuation du gaz naturel - qui est du méthane-, et qui a beaucoup plus d'impact sur l'effet de serre que le CO2.

 

Jusqu'à présent, les fonctionnaires de la santé du Dakota disent que le torchage n'a pas produit de graves problèmes de pollution atmosphérique. Mais le torchage pourrait éventuellement devenir un autre casse-tête environnemental pour une industrie  déjà l'objet d'attaques sur la fracturation hydraulique, qui pourrait mettre en péril la qualité de l'eau.

 

L'Agence fédérale pour la protection de l'environnement a récemment proposé de nouvelles normes d'émissions atmosphériques pour les puits par fracturation , et elle a également commencé à réclamer aux compagnies pétrolières de collecter les données provenant de la fracturation  et des autres opérations.

 

"Un jour, un régulateur va dire:« Je ne vais pas vous donner un autre permis jusqu'à ce que vous me disiez ce que vous allez faire avec le gaz, "a déclaré Charif Souki, directeur général de Cheniere Energy, qui espère à terme, exporter l'excédent de gaz sous forme liquéfiée.

 

Les écologistes commencent aussi à s'alarmer. "Il est temps pour les organismes de réglementation de porter un regard critique sur les impacts du torchage et de s'assurer que les solutions à ce problème sont trouvées avant la poursuite de l'expansion généralisée de cette pratique», a déclaré Mall Amy, analyste principal des politiques à la Natural Resources Defense Council. Certaines des entreprises qui travaillent dans le Dakota du Nord, y compris Whiting, investiront 3 milliards de dollars au cours des trois prochaines années dans les pipelines et plusieurs grandes usines de transformation et livreront du gaz aux marchés du Midwest plutôt que de le brûler.

Whiting, une société du Colorado qui a été l'un des premiers explorateurs dans le Bakken, voit une valeur particulière dans le gaz qui se trouve ici, car il contient de grandes quantités de propane et de butane qu'il peut extraire et  vendre avec profit

 

«Notre objectif est d'avoir zéro émission", a déclaré James T. Brown, président de Whiting et chef de l'exploitation. "C'est une perte de gaspiller toute cette énergie."

Bien que les projets de Whiting et d'autres pourraient réduire le torchage au cours des deux prochaines années, certains dirigeants reconnaissent que ce sera un problème persistant si l'industrie augmente le nombre de puits dans la zone de 5.000 à un 48000 comme projeté au cours des 20 prochaines années.

 

Wayde Schafer, organisateur du Sierra Club du Nord Dakota conservation, a déclaré que l'industrie avait besoin de ralentir le développement si elle ne pouvait pas protéger l'air. "Vous pouvez le faire rapidement et vous pouvez bien faire les choses", at-il dit.

 

 

D'après Clifford Krauss , New York Times - 26/09/2011