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vendredi 14 février 2014

Comment la realité rattrape les mensonges

Obama-Hollande-copie-1.jpgmardi--11-fevrier.jpg                       MERCREDI 12 Février 2014 Wahington                                                                                     MARDI 11 Février 2014 Pennsylvanie

Surprise, on a appris que le président français avait demandé à Obama de lui faire un point sur l’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis. Et, d’après un conseiller de l’Elysée, le bilan du président américain a été excellent.«Non seulement il n’a pas fait mention de problèmes écologiques, mais il a assuré qu’il en avait pour cent ans de réserve devant lui et que c’était aujourd’hui un élément important de la compétitivité américaine», confie un membre de la délégation française. En revanche, et contrairement à ce qu’avait laissé entendre l’Elysée avant le départ, Hollande a oublié de parler de Google et d’évasion fiscale

Ce 12 février 2014, le puits de gaz de schiste continue de brûler et la fumée de s’élèver au-dessus des flammes sur le site de l’incendie du puits de gaz de schiste de Chevron près Bobtown dans le comté de Green dans le Marcellus en Pennsylvanie - USA.

C’est la pire crainte de ceux qui travaillent sur un puits de gaz naturel. 
Une étincelle ou une erreur et le résultat est un incendie de puits potentiellement mortel qui brûle hors de tout contrôle, causant encore plus de danger pour les experts qui ont été envoyé pour contenir l’incendie.


lundi 25 novembre 2013

L’Académie des sciences est-elle la marionnette des industriels ?

marionette.jpg

L’Académie des sciences vient de publier un « Avis »( lien ) qui d’après le titre du document est destiné à éclairer le débat sur les gaz de schiste. Remarquons que la question du pétrole et son économie, très différente du gaz, semble d’emblée écartée de la discussion. De même le grand public et nos élus font systématiquement l’amalgame et parlent de gaz au lieu de pétrole, confusion que les pétroliers ne manquent pas de relever comme preuve de notre incompétence.

Ainsi 19 « savants » composant le groupe de travail viennent de se prononcer, avec l’autorité et le respect qu’inspire l’appartenance à cette prestigieuse Académie. Il n’est pas question de mettre en doute les compétences reconnues,  souvent internationalement, de ces 19 membres dans leurs spécialités respectives. Et il ne fait aucun doute que cet « avis » aura un poids déterminant dans les décisions que prendront les politiques, compte tenu de leur parfaite ignorance du sujet et de leur courte vue.

Mais a-t-on raison de s’en remettre à cet «avis » ayant reçu l’approbation de tant de sommités ?  Regardons de près la spécialité de chacun des 19 membres signataires :

       

Roger

Balian

Statistiques

Sébastien

Balibar

Physique des matériaux – Super fluidité des surfaces liquides et cristallines

Yves

Bréchet

Physique des matériaux , consultant dans l’industrie, haut commissaire à l’énergie atomique

Édouard

Brézin

Théorie statistique des champs appliquée aux transitions de phase

Sébastien

Candel

Mécanique des fluides, combustion, propulsion, acoustique, Président du comité scientifique de l’IFP

Catherine

Césarsky

Astro physique

Michel

Combarnous

 mécanique des fluides, académie des technologies. "les progrès ont diminué l'impact  de l'extraction..."

Vincent

Courtillot

Geophysique climato -sceptique avéré

Jean

Dercourt

Géologue des formations sédimentaires des chaînes de montagne

Jean-Claude

Duplessy

Dynamique des océans

Pierre

Encrenaz

Radio astronomie

Marc

Fontecave

Chimie, Biologie

Robert

Guillaumont

Chimie des actinides, déchets radio actifs

Marc

Pélegrin

Aéro spatiale

Olivier

Pironneau

Analyse numérique

Michel

Pouchard

Physique des solides,liaisons chimiques, structure des bandes

Paul-Henri

Rebut

Conseiller CEA, fusion nucléaire

Didier

Roux

Micro emulsions – comité scientifique EXON Rhone Poulenc Saint Gobain

Bernard

Tissot

Energie

On observe que très peu ont œuvré dans les domaines concernés par la problématique des gaz et pétrole de schistes


 Il n’y a aucun économiste. Sur la technologie des forages et de la fracturation hydraulique, seul Sébastien Candel, par ailleurs Président du Comité scientifique de l’IFP, peut avoir un avis autorisé. - Sur la question  du traitement des rejets et de l’approvisionnement en eau, il n’y a aucun spécialiste - de même pour les pollutions atmosphériques. Seul M. Robert Guillomont, spécialiste des déchets radio actifs, se rapproche de cette problématique. Pour les autres, on trouve des spécialités allant de la radio astronomie à l’énergie nucléaire, en passant par l’analyse numérique ou la dynamique des océans. Compte tenu de l’hyper spécialisation aujourd’hui nécessaire aux scientifiques, leur appréhension des autres domaines n’est souvent que superficielle. Il est alors permis d’avoir des doutes sur la pertinence de l’ »Avis » .


Il est vraisemblable  que l’Académie dans sa grande sagesse avait bien conscience de cette faiblesse, car elle a fait appel à l’expertise de spécialistes extérieurs.

Qui sont-ils ?


M Olivier Appert Président de l’IFP Énergies nouvelles et François  Kalaydjian  –  Directeur  de  la  Direction  des  technologies  de développement durable – IFP Énergies nouvelles.

 On imagine aisément que le point de vue de l’IFP est par définition favorable aux explorations et exploitations de toute ressource potentielle d’hydrocarbures.

Il est très intéressant de visionner les interventions sur les médias  des 3 autres experts, tous défavorables à l’exploitation des hydrocarbures  de schistes . Il semble donc que leur avis, si ils l’ont exprimé de la même manière, n’ait pas eu beaucoup de poids. Regardez plutôt :


Nicolas Arnaud – Directeur de recherche – OSU-OREME – CNRS

http://www.webtv.univ-montp2.fr/6004/les-gaz-de-schistes-interview-de-nicolas-arnaud-directeur-de-losu-oreme-sur-france-3-montpellier/

Françoise Elbaz-Poulichet – Directrice de recherche – OSU-OREME – CNRS

http://www.youtube.com/watch?v=NR-NlSOwOss

Michel Séranne – Chargé de recherche – OSU-OREME – CNRS

http://www.gm.univ-montp2.fr/IMG/pdf/ShaleGas-UM2.pdf


En outre l’Académie auditionné  Bruno Courme,  responsable de TOTAL Gaz Europe

Par ailleurs l’Académie, en préambule de son Rapport nous dit s’être appuyée sur les travaux de :

Robert Siegfried  ( président  du  Research  Partnership  to  Secure  Energy  for America,  RPSEA.)

 Le RPSEA est un organisme indépendant ayant pour objet de favoriser l’exploitation pétrolière en eau profonde et le pétrole non conventionnel.

Son bureau exécutif est constitué de membres, tous liés directement aux pétroliers. On y trouve des représentants de : Talisman Energy, BP, Cheniere Energy,  NGP Energy ...et même John Hess, chairman de Hess corporation  !   ( voir le lien ) on ne s’étonnera donc pas que M Siegfried soit très favorable à l’exploitation des schistes.

Robert Mair (président d’un groupe de travail conjoint entre la Royal society et la Royal academy of engineering du Royaume-Uni ).

Il est le spécialiste mondial de la construction des grands tunnels, comme celui de Singapour. Bien que la technologie pour un grand tunnel routier soit assez éloignée d’un forage vertical et horizontal, il a pris au royaume uni fait et cause pour l’exploitation du gaz de schiste

Voir video http://www.youtube.com/watch?v=dkPMRP0pPIU

Enfin remarquons que parmi les 19 sages figurait un membre du Comité scientifique d’EXON et le président du Comité scientifique de l’IFP.

Y a-il conflit d’intérêt ? l’Académie des sciences est-elle la marionnette des industriels ?

Laissons au lecteur le soin d’en juger.

mardi 24 septembre 2013

Soutien à l’occupation de la plate forme pétrolière d’Hess à Jouarre.

StopForageDindonsHessJouarre.jpgDimanche 22 septembre 2013 au matin, le collectif des « Dindons de la farce » a occupé la plateforme pétrolière de la Petite Brosse à Jouarre en Seine-et-Marne. Par cette action résolue, ils ont attiré l’attention de l’opinion et des médias sur « la farce qui se déroule sous nos yeux et dont nous refusons d’être les dindons ». Les collectifs soutiennent entièrement cette action.

La plateforme occupée est celle de la filiale française Hess Oil France du géant étasunien Hess Corp. Entreprise qui a déjà réalisé plusieurs forages préparatoires sur des permis de recherche d’hydrocarbures officiellement identifiés en 2011 comme visant du pétrole de schiste (1). L’évaluation de la rentabilité d’un gisement de pétrole de roche-mère et a fortiori son extraction est impossible sans fracturation hydro-chimique, seule technique aujourd’hui disponible.

Pourquoi Hess avance dans ses travaux alors que la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 lui interdit de passer à l’acte ? Un industriel entreprendrait-il ces coûteuses opérations ; 12 millions d’euros par forage – soit plusieurs dizaines de millions d’euros par permis – sans certitude d’un retour sur investissement ? Les dirigeants d’Hess n’auraient-ils pas des assurances que cette interdiction sera prochainement levée ? C’est ce que laisse craindre la Question Prioritaire de Constitutionnalité déposée par la compagnie texane Schuepbach qui cherche à invalider cette loi du 13 juillet 2011. La décision du Conseil Constitutionnel sera rendue début octobre prochain.

Les sites forés à ce jour sont prêts pour la suite des opérations. Après en avoir terminé avec Jouarre, la foreuse HH300 de la COFOR (filiale de Vinci), utilisée par Hess et conçue pour forer dans les schistes, partira sur une autre plateforme, probablement celle de Fontenay-de-Bossery dans l’Aube, site qui offre une vue plongeante sur la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, à moins de 110 km de Paris, en bord de Seine.

Cette action a mis en lumière la farce en cours, elle rappelle au Président Hollande – qui déclarait qu’il n’y aurait pas d’exploration d’hydrocarbures non conventionnels en France – de tenir sa parole. Pour que la deuxième Conférence environnementale qui vient de s’achever, ne soit pas un nouveau catalogue d’intentions. Pour exiger la fin des forages exploratoires visant le gaz et le pétrole de schiste, de houille et l’huile lourde, l’abrogation de tous les permis de recherche portant sur ces hydrocarbures, le rejet de toutes les demandes de permis en cours d’instruction, l’abandon de tous les projets similaires et un ferme engagement pour une vraie transition énergétique et écologique.

Parce que la poursuite de ces travaux est une preuve flagrante des promesses non tenues ; parce que les lobbies pétro-gaziers sont résolus à avancer dans l’exploration et l’exploitation des sources d’énergie « extrêmes » en France en méprisant le refus de la population. Les citoyens attachés à la qualité de l’eau, de l’air, de leur santé, de la beauté de nos paysages, aux alternatives écologiques et à une vision du monde régi par d’autres rêves que le profit, réaffirment leur OPPOSITION AUX HYDROCARBURES DE SCHISTE ET DE HOUILLE, NI AUJOURD’HUI, NI DEMAIN, NI ICI, NI AILLEURS

Contacts presse

Jouarre, Isabelle Levy : 06 63 04 05 19 Ile-de-France, Julien Renault : 06 75 60 59 34

Sud-Ouest, Sylviane Baudois : 06 83 20 51 96 Sud-Est, Alain Roubineau : 06 73 94 66 97

Voir le communiqué et les contacts des « Dindons » sur http://www.aldeah.org/

Signataires : collectifs et associations

Carmen (02), Collectif 07, Citoyens du Narbonnais Non Gaz et Pétrole de Schiste (11), Montélimar/Drôme Sud (26), Roynac (26), Grand Valentinois (26), Gard Rhodanien (30), Barjac (30), Auzonnet, Cèze et Gagnière (30), Garrigue Vaunage (30), Roquedur-Le Vigan (30), Anduze (30), Hautes Cévennes (30), Viganais Non aux gaz et pétrole de schiste (30), Barjac (30), Basta ! Gaz Alès (30), Gers Non au gaz de schiste (32), Montpellier littoral Contre les gaz et pétrole de schiste (34), Eco’lectif Dégaze Gignac et environs (34), Orb Taurou (34), Isérois Stop aux GHRM (38), Lot-et-Garonne Non au gaz de schiste (47), Causse Méjean – Gaz de schiste NON ! (48), Florac Non au gaz de schiste (48), Houille ouille ouille (59-62), Stop GDS 69, Pays fertois (77), Briard (77), Bocage gâtinais (77-89-45), Stop pétrole de schiste 77, Collectif 83, Entrecasteaux (83), Essonne Non aux gaz et pétrole de schiste (91), Ile-de-France Non aux gaz et pétrole de schiste (IDF), Association nationale No Gazaran !

vendredi 21 décembre 2012

"Spire" que tout

mensonge   lettre ouverte à M. Antoine Spire

 

Monsieur,

 

J'ai accepté fort imprudemment de participer à l'enregistrement de l'émission que vous animez sur la chaîne locale CINAPS  "Tambour battant" sur les gaz et pétrole de schistes en France.  Mais  prévenu au dernier moment  par votre secrétariat, je n'ai eu aucun contact préalable avec vous (ce qui aurait été la moindre des choses de votre part) et je n'ai eu aucune information sur les autres invités.

 

Cependant un rapide coup d'œil sur internet m'a mis en confiance, compte tenu de la description que vous faites de votre émission et de vos antécédents d'écrivain intellectuel et humaniste. Hélas ! la réalité allait se révéler bien différente de l'affiche. Il y a en quelque sorte "publicité mensongère"

 

En effet le casting de l'émission était particulièrement déséquilibré puisque comportant quatre défenseurs des  gaz de schistes et que, seul, je représentais les opposants, ce qui aboutit à un temps de parole de 10 minutes sur un total de 80 pour l'unique opposant. Pour une émission se prétendant objective, il y avait déjà là un problème .

 

La première partie de l'émission, sensée brosser un tableau général de la problématique des gaz et pétrole de schistes, était présentée par le plus caricatural des défenseurs de la technologie: M Medaisko. Il suffit pour s'en convaincre de lire son blog et ses outrances poussées à l'extrême . Je suppose que, surchargé de travail,  vous n'avez pas eu le temps de vous renseigner sur le personnage, ce qu'aurait fait un animateur un peu sérieux.

 

La deuxième partie de l'émission "sur le gril" aurait dû permettre à l'opposant de réfuter les assertions inexactes et omissions de M Medaisko , il n'en fut rien . Dans l'échange suivant avec M Leteurtrois, vous vous êtes interposé en censeur, m'empêchant de lui  répondre point par point. Il n'y avait donc pas libre débat  contradictoire entre deux personnes, contrairement à ce que vous prétendez sur le site de votre émission.

 

Pour finir, la 3ème et dernière partie de l'émission, sensée synthétiser le débat et faire des propositions, a consisté en une aimable conversation entre un cabinet de conseil aux pétroliers et un auteur favorable aux énergies fossiles, dont les informations semblent assez loin de la réalité.

 

Tout naturellement votre conclusion se contente de conseiller aux responsables politiques d'autoriser la recherche sur l'exploitation des gaz et pétrole de schistes.

 

Pour en arriver là, il n'était point besoin de se draper dans les habits d'un intellectuel et philosophe objectif et sincère. Il eut été plus honnête pour les téléspectateurs de reconnaître qu'il s'agissait en fait d'une émission de propagande. Je plains ceux qui ont encore la naïveté de croire à l'impartialité de "Tambour battant", qui a comporté tellement d'inexactitudes et de contre vérités sans débat.

 

Tout ceci est bien triste et fait peu honneur à votre profession. Il est regrettable que des fonds publics financent une telle mascarade.

 

Je vous prie de croire, Monsieur, à mon indignation.

 

Philippe Le Corneur

 

 

 

jeudi 20 décembre 2012

PAS CHEZ MOI, MAIS CHEZ MON VOISIN

 

not in my backyardLa France et l'Algérie vont prochainement signer un accord permettant des recherches françaises sur le territoire algérien dans le domaine de l'exploitation des gaz de schiste.

Pourtant, François Hollande s'est engagé à ne pas autoriser la fracturation hydraulique en France tant que cette technique présente des risques pour l'environnement. L’'Algérie deviendrait alors le nouveau terrain d'expérimentation pour des techniques nouvelles soi-disant propres et sans danger . Il s'agit d'éviter les énormes quantités d'eau additionnées de produits chimiques polluants et dangereux pour la santé nécessaires pour la fracturation hydraulique.

 

Quelle que soit la technique, pour libérer les minuscules particules de gaz ou de pétrole emprisonnées dans la roche  il faudra la fracturer d'une manière ou d'une autre.

Si la fracturation était effectuée par une autre méthode que de l'eau sous pression, il faudrait tout de même empêcher les fissures créées de se refermer ; donc, injecter du sable ou des particules destinées à bloquer ces fissures, qui sans cela se

refermeraient, pour permettre aux hydrocarbures  de rejoindre la surface . Pour pouvoir insérer ces grains de sable, ou autres, jusque dans les fissures à 3000 m sous terre, un fluide porteur est indispensable : ce sera vraisemblablement de l'eau additionnée de produits chimiques destinés à permettre leur transit. Nous voilà donc revenus aux mêmes problèmes qu'avec la fracturation hydraulique.

 

La fracturation au méthane éviterait d'utiliser des millions de litres d'eau, mais présente des risques importants d'explosion du fait de la pression énorme qu'il faut mettre en oeuvre.

La fracturation pneumatique, la facturation par arc électrique, la fracturation au CO2 sont des techniques extrêmement complexes d'un coût élevé et ne garantissent pas à ce jour la protection de l'environnement .

Les industriels prétendent pouvoir fracturer hydrauliquement en utilisant des produits sans danger.  C'est oublier que beaucoup des contaminants qui remontent à la surface n'ont pas été injectées, mais proviennent du sous-sol lui-même et des hydrocarbures qu'il contient : métaux lourds, arsenic, éléments radioactifs ou composés aromatiques très cancérigènes.

 

Par ailleurs quelle que soit la méthode utilisée,  on n’évitera pas les pollutions par fuite de méthane, on n’évitera pas l'effet de serre induit par un recours sans fin aux énergies fossiles et on l'on va engager d'énormes investissements, qu'il serait beaucoup plus intelligent de réserver aux énergies renouvelables et à la transition énergétique.

 

 

Philippe Le Corneur

 

 

jeudi 13 septembre 2012

22 septembre : Mobilisation internationale CONTRE les GAZ et PÉTROLE de SCHISTE

LE 22 SEPTEMBRE, MANIFESTEZ VOTRE REFUS !  

En Ile-de-France : 

11h30 :  Place du Trocadero à Paris, inauguration du 1erforage intramuros : http://flashlapompe.blogspot.fr/

14h30 : TOUS A TOURNAN-EN-BRIE (77), parc de Combreux, RER E.

Là où vous êtes, faites parler vos maisons, vos 
bureaux, vos commerces, avec des pancartes qui disent 
NON AU PÉTROLE ET GAZ DE SCHISTE

 

 

 

FRACTURATION HYDRAULIQUE? C’EST REPARTI!

En ces temps de crise, de chômage et d’épuisement des ressources fossiles, nos gouvernants ne restent pas insensibles aux spéculations et propagandes de la finance et du pétrole, diffusées sans nuance par les médias. En France, dès cet automne, sur 7 site de Seine-et-Marne, les premiers forages exploratoires doivent commencer. Ils seront précurseurs d’une industrie peu soucieuse des conséquences néfastes bien réelles. En dépit de la loi du 13 juillet 2011, c’est tout le réservoir naturel d’eau d’Ile-de-France et de Paris qui sera mis en péril, au prétexte d’expérimentations…

 

POURTANT, LES EXPERIENCES NE MANQUENT PAS !

Aux Etats-Unis : consommation abusive de l’eau, pollutions des eaux de surface et souterraines, empoisonnement de l’air, tradic incessant de giga-camions 24h/24h, riverains attents dans leur santé, paysages bouleversés par des milliers de plateformes, explosions et fuites fréquentes, boues et déchets toxiques non recyclables, séismes…

 

RESTONS LUCIDES ET SACHONS DIRE NON, car :

Les prix du gaz et des carburants ne baisseront pas

Les pertes d’emplois existants ne seront jamais compensés par les quelques créations escomptées

L’impact du pétrole de schiste sur la balance commerciale et nos importations restera très marginal

L’indispensable mutation vers la transition énergétique sera retardée

 

Mobilisations partout dans le monde :www.globalfrackdown.org

samedi 16 juin 2012

Le Docteur FIOUL AMOUR communique

Le Docteur Fioul Amour vous fait part de l’inauguration des nouveaux locaux de la Société amie et bienfaitrice des populations riveraines . J'ai nommé HESS OIL FRANCE

Cette inauguration se déroulera Le 22 juin 2012 à 10h30, au "petit taillis", route de Provins à la Ferté Gaucher (77 320).

Nul doute que vous serez nombreux à venir accueillir chaleureusement, avec leurs invités,  nos nouveaux amis, qui viennent du Dakota du Nord , pour faire profiter les Seine et Marnais de leur grande expérience en  pollutions diverses, réduction de nos excédents d'eau potable, et animation de nos routes et villages qui, il faut bien le dire, se mouraient d'ennui.

que la fete commence 2Le 22 juin 2012 à 10h30, la société HESS FRANCE inaugurera ses bureaux "au petit taillis", route de Provins à la Ferté Gaucher (77 320).

 

et que la fête commence avec un baril à plus de 100 dollars

 

mardi 8 mai 2012

Le VERMONT INTERDIT LA FRACTURATION HYDRAULIQUE

Autumn-Reflections--Vermont.jpg

Traduction: Source: “Seven Days”. “Blurt”, le blog de lʼéquipe.

Texte de Kathryn Flagg, posté le 4 mai, 2012 dans la rubrique “Energie,

environnement, politique, Vermont I Permalink”

Le Vermont devient le premier état du pays à interdire le fracking.

Aujourdʼhui, les législateurs du Vermont ont mis le hola à une méthode contreversée de

forage à la recherche de gaz naturel , faisant du Vermont le premier état aux E.U. à

interdire la fracturation hydraulique ( connue le plus souvent sous le nom de “fracking” ) .

Aujourdʼhui, les législateurs ont approuvé lʼinterdiction par un vote de 103 à 36 à la

Chambre des Représentants et le texte de loi est en route pour le bureau du

Gouverneur Peter Shumlin.

Le fracking est une technique dʼextraction de gaz naturel qui consiste à injecter de lʼeau,

du sable et des produits chimiques dans des formations rocheuses denses du soussol.

Lʼindustrie du gaz er du pétriole lʼadore - le fracking a donné accès à dʼimmenses

réserves de gaz naturel qui , auparavant, était trop difficile ou trop coûteux à extraire.

Mais les conservationnistes ont donné lʼalarme, en signalant des problèmes de

contamination des nappes phréatiques, de moyens de se débarasser des eaux usées

et même de tremblements de terre dans des endroits où a lieu le fracking.

Le reportage le plus récent sur le débat dans “Seven Days” remonte au mois de

février, peu de temps après que la Chambre a voté un moratoire de trois ans sur le

fracking. A cette époque, des lobbyistes opposés à la pratique essayaient de faire

voter des restrictions encore plus dures et, finalement, ils ont gagné.

En plus de lʼinterdiction du fracking dans le Vermont, la loi interdit aussi lʼimportation et le

dépôt des eaux usées dans lʼétat. Vu le nombre dʼétats autour du Vermont dans

lesquels on a actuellement recours à cette technique, dit Paul Burns, Directeur exécutif du

groupe “ Vermont Public Interest Group” ( groupe qui défend les intérêts des citoyens

), lʼinterdiction a quelque chose de rassurant.

“Cʼest tout ce que nous espérions,” dit Burns.

Il dit que lʼindustrie du gaz et du pétrole a tout fait pour empêcher lʼinterdiction, faisant

venir des lobbyistes dʼ autres états et menaçant même de déposer une plainte (

menace dont les juristes de lʼAgence des Ressources Naturelles ont dit quʼelle était

invalide ) au cours des derniers jours avant le vote.

“Il était assez clair que les lobbyistes de lʼindustrie et lʼInstitut Américain du Pétrole

travaillaient dur pour empêcher la législation, premier défaut de la cuirasse,” dit Burns.

Jake Brown, porte-parole du Conseil des Ressources Naturelles du Vermont, fait

remarquer que deux tiers des habitants du Vermont prennent leur eau potable dans les

nappes phréatiques. Brown dit que lʼinterdiction est “raisonnable et prudente”, en

ajoutant que “si et quand” lʼindustrie sera capable de prouver que le fracking nʼest pas

dangereux, ils pourront certainement demander aux législateurs dʼabroger lʼinterdiction.

Lʼinterdiction constitue une frappe préventive contre le fracking dans le Vermont - parce

que, en fait, la technique nʼa jamais été utilisée dans lʼétat. Mais cela fait des années que

le fracking fait la une des journaux dans lʼétat de New York et dans la Pennsylvanie, à

cause des schistes Marcellus riches en gaz. On nʼa pas prêté grande attention au

Vermont, même si les schistes Utica dans le nord-ouest du Vermont auraient pu être

envisagés pour un développement à venir. Entretemps, des résidents du Québec

voisin ont prévenu que des puits tout proches au Canada se sont avérés viables sur le

plan économique et ont conseillé aux habitants du Vermont de ne pas permettre le

fracking dans le Vermont.

Burns dit:” il sʼagit dʼun coup tiré contre le fracking qui sera entendu dans le pays tout

entier, et peut-être dans le monde entier. Beaucoup de gens suivent avec attention ce

qui se passe ici.”

Maureen Johnson

lundi 30 avril 2012

Pétrole de schiste à Chéroy ? - La vigilance est de rigueur !

IMG_2629.JPG

Chéroy, vendredi 27 avril. 20 h 30.  La première réunion publique d’information sur les nouveaux permis d’exploration de pétrole fait salle pleine… et même débordante ! Plus de 120 personnes s’étaient déplacées sous la pluie à l’appel du tout nouveau collectif « non au pétrole de SCHISTE – Bocage Gâtinais ».

La commune de Chéroy a récemment découvert qu’elle se trouvait sur le territoire défini par le permis nouveau du même nom, en mauvaise passe d’être octroyé aux compagnies Lundin et Concorde . – « Pas grave ! Rien à craindre » aurait répondu à la ronde le conseiller général de Chéroy Jean-Baptiste Lemoyne, il ne s’agit que d’explorer et la Loi « Jacob » interdit la fracturation hydraulique ! »

Certes, mais tout cela est théorique, la réalité ? Elle est sur le terrain : les compagnies ne vont pas se contenter d’investir pour les beaux yeux de la science, ni de rechercher les « poches de pétrole conventionnel » dont même les pétroliers s’accordent à dire qu’elles ont été toutes reconnues et qu’il n’y a plus rien d’intéressant, sauf à descendre dans la roche-mère (citations de M. Roux de TOTAL en  2001 – et de M. Vially de l’IFP en 2012)

En outre, comme le rappelle l’Association des Hydrologues des Services Publics : " tout forage est susceptible d'être à l'origine d'une dégradation irréversible " toute exploration, forage  quel qu’il soit, présente un réel danger pour les nappes phréatiques. Surtout dans la région avec le régime quarstique du Lunain réputé fantasque et ses effets de pollution immédiate (une question d'heures) . Par ailleurs, deux accident de forage purement « conventionnel » à Chailly en Bière sont restés  dans les mémoires.

Enfin, comment se fier aux estimations et promesses pharaoniques des compagnies pétrolières quand tout démontre qu’elles sont fausses et relèvent de la propagande mensongère ?

La présentation faite au cours de cette réunion, nous remet les pieds sur terre. Dans une analyse implacable, non dénouée d’humour, elle  compare les estimations du « trésor sous nos pieds » dans le Bassin parisien aux chiffres officiels de pétrole de schiste récolté dans le Bassin de Bakken (North Dakota.USA) dont la géologie est similaire – mais pas la densité de population ! - (1000 ha/km² en IdF, contre 4 ha/km²au North Dakota).

Car,  dans la meilleure hypothèse, tous comptes faits selon l’Institut Français du Pétrole, il n’y aurait que 1,6 milliards de barils « exploitables » disséminés dans la roche-mère d’Ile-de-France et 500 forages feraient  passer notre « autonomie énergétique annuelle », de 5 jours actuellement à … 15 ou 18 jours par an, pendant seulement une poignée d’années. Pas de quoi faire frémir la balance commerciale ! Les autres promesses sont à l’avenant : il ne faut pas s’attendre à payer moins cher l’essence, ni à inverser la tendance-chômage, les compagnies –toutes étrangères- préférant importer des travailleurs ne parlant la langue des pays exploités – et n’ayant aucune intention de nous faire des cadeaux. Car ce que recherchent ces compagnies plus financières que pétrolières,  c’est un enrichissement rapide des actionnaires.

Le prétexte de recherche scientifique est aussi très suspect : le code Minier autorise en effet les bénéficiaires de permis « de recherche » à exploiter les hydrocarbures qu’ils trouveront, c’est-à-dire de les commercialiser sans avoir à payer de taxes. Mais, comme ces permis sont accordés pour 5 ans et renouvelables 2 fois, les compagnies auront fait le plein de nos richesses en sous-sols avant l'échéance des 15 ans de permis d’explorer…

En revanche, que d’emplois détruits localement, que de pollutions et catastrophes sanitaires, écologiques,  partout où cette industrie, nécessairement violente, a sévi.

Allons-nous vraiment prendre les risques de pollutions et destructions irréversibles, pour … si peu d’avantages ? Allons-nous épuiser et brûler toutes nos réserves d’énergie fossiles en sachant que le changement climatique nous l’interdit ?

Mais que faire alors ?  Les idées fusent dans la salle… Parer au pire, garder l’œil ouvert… un réseau de vigilance s’est déjà constitué entre les collectifs. Il fonctionne. - Ecrire, écrire, écrire… convaincre les élus, locaux, départementaux, nationaux, européens… Eduquer les jeunes… Utiliser tous les moyens de résistances légaux : les maires ont la possibilité d’agir localement.

Et surtout, résister courageusement, manifester collectivement notre détermination, notre refus.

Dans l’assistance plusieurs personnes rappellent qu’il nous faut changer déjà nos mentalités, notre « conditionnement » à surconsommer, à produire trop de « biens » inutiles dont on ne sait plus comment s’en débarrasser… Nous préparer à de nouveaux modes de vie, de partage, de solidarité, de courage, de convivialité, pour préserver un héritage à nos enfants.

Convivialité, courage, partage… Cette réunion organisée et documentée en un temps record par les bénévoles en a donné un bel exemple.

Merci aux « Amis de la Mare », à sa dynamique présidente Isabelle Ksyk, à Isabelle Michaut-pascual, à Patrick Troubadour, aux amis et citoyens des nouveaux Collectifs, aux élus qui se sont déplacés et sont intervenus : les conseillers municipaux de Chéroy, M. Dominique Bourreau, Maire de Villeneuve La Guyard et Conseiller Général du Canton de Pont-sur-Yonne et à tous les habitants qui sont venus s’informer, proposer leurs solutions.

Une seconde réunion est prévue à VOULX,

vendredi 4 mai prochain, à 20 h 30,

à la salle du Mille Club.

vendredi 27 avril 2012

Dans le Dakota du Nord, les flammes du gaz naturel illuminent la prairie

torchere

Ce problème généralement peu évoqué semble avoir été ignoré de nos chers ingénieurs du ministère de l'écologie. Il concerne au premier chef l'Ile de France, dont les resources en pétrole de schiste sont contenues dans des roches d'une structure géologique comparable au Dakota du Nord. 

 

Dans l'ouest du Dakota du Nord, des centaines de feux  s'élèvent au-dessus des champs de blé, de tournesols et des balles de foin. La nuit, ils illuminent le ciel des Prairies comme des lucioles géantes.

 

Ce ne sont  pas des feux de forêt causés par la foudre ou d'autres actes de la nature, mais la combustion délibérée de gaz naturel par les sociétés avides d'extraire le pétrole des schistes bitumineux du bassin de  Bakken et de profiter du prix élevé du brut. Le gaz est extrait en même temps que le pétrole beaucoup plus rentable, alors que rien n'incite à le récupérer, Les foreurs  traitent le gaz en tant que déchet et le brûle tout simplement

 

Chaque jour, près de 3 millions de m3 cubes de gaz naturel sont brûlés en torchère de cette façon - soit assez d'énergie pour chauffer un demi-million de foyers par jour.

Le gaz torché crache aussi au moins deux millions de tonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère chaque année, autant que 384 000 voitures ou une Centrale électrique au charbon.

 

Tous compte faits, 30 % du gaz naturel produit dans le Dakota du Nord est brûlé comme déchet. Comme d'ailleurs cela se pratique encore en Russie, au Nigeria et en Iran.

Avec les réglementations gouvernementales trop laxistes cette pratique est employée également pour les schistes Eagle Ford au Texas, et certains autres états .

 

Le Dakota du Nord n'est pas aussi mauvais que le Kazakhstan, mais ce n'est pas ce que l'on attend d'une société civilisée et efficace. Bruler un produit précieux et irremplaçable pour les générations suivantes, simplement parce que c'est cher à mettre sur le marché, est scandaleux a déclaré Michael E. Webber, associé directeur du Centre pour l'énergie ...

 

Les compagnies pétrolières disent que la réalité économique est la cause du torchage dans le Bakken, le plus grand champ pétrolier découvert aux États-Unis durant ces quatre dernières décennies. Ils soutiennent qu'ils ne peuvent pas se permettre de payer pour les pipelines et les usines de liquéfaction pour le commercialiser. Et la réinjection du dioxyde de carbone qui est faite couramment dans les champs de pétrole conventionnel, est plus difficile et coûteuse  dans les schistes moins perméables.

 

"Ce champ couvre 50 000 Km carré, de sorte qu'il faut du temps pour aller tester ce qui est là et ensuite construire un système de collecte et de pipelines, a déclaré Harold G. Hamm, chef de la direction des Ressources Continental, l'un des plus grands producteurs de pétrole dans le Bakken.

Le torchage est un recul de l'industrie car la plupart des champs de pétrole et de gaz aux États-Unis ont développé des équipements pour collecter et traiter le gaz.

Mais la hausse récente de la production de gaz a changé le calcul économique. Le Prix ​​du gaz naturel a chuté à partir de  2008 depuis que de vastes champs de gaz de schiste sont exploités par la fracturation hydraulique et le forage horizontal. Alors que ces mêmes techniques ont ouvert la voie à la production de pétrole de schiste.

 

Avec des prix du pétrole élevés et une forte demande mondiale et des baux à court terme de cinq ans pour les terres dans le Bakken, les foreurs ont constaté qu'il était plus rentable de simplement prendre le pétrole et de brûler le gaz. La construction d'infrastructure pour gérer le gaz ferait augmenter considérablement les coûts et la lenteur du développement, et les efforts déployés jusqu'ici pour utiliser le gaz pour la production d'électricité ont eu un succès limité, car il contient des composants qui posent des problèmes.

 

«Je vais vous dire pourquoi les gens refusent a déclaré Troy Anderson, opérateur principal d'une usine de traitement du gaz dans le Dakota du Nord proprieté de Whiting Petroleum . «Les pipelines sont chers: Vous devez les entretenir. Vous avez besoin d'un permis pour les construire. Ils sont une douleur. "

 

Bien que la capture du gaz soit la meilleure option, les scientifiques disent que le torchage est n'est pas le pire pour l'environnement car la combustion du gaz produit du CO2 dans l'atmosphère qui est moins nocif que l'évacuation du gaz naturel - qui est du méthane-, et qui a beaucoup plus d'impact sur l'effet de serre que le CO2.

 

Jusqu'à présent, les fonctionnaires de la santé du Dakota disent que le torchage n'a pas produit de graves problèmes de pollution atmosphérique. Mais le torchage pourrait éventuellement devenir un autre casse-tête environnemental pour une industrie  déjà l'objet d'attaques sur la fracturation hydraulique, qui pourrait mettre en péril la qualité de l'eau.

 

L'Agence fédérale pour la protection de l'environnement a récemment proposé de nouvelles normes d'émissions atmosphériques pour les puits par fracturation , et elle a également commencé à réclamer aux compagnies pétrolières de collecter les données provenant de la fracturation  et des autres opérations.

 

"Un jour, un régulateur va dire:« Je ne vais pas vous donner un autre permis jusqu'à ce que vous me disiez ce que vous allez faire avec le gaz, "a déclaré Charif Souki, directeur général de Cheniere Energy, qui espère à terme, exporter l'excédent de gaz sous forme liquéfiée.

 

Les écologistes commencent aussi à s'alarmer. "Il est temps pour les organismes de réglementation de porter un regard critique sur les impacts du torchage et de s'assurer que les solutions à ce problème sont trouvées avant la poursuite de l'expansion généralisée de cette pratique», a déclaré Mall Amy, analyste principal des politiques à la Natural Resources Defense Council. Certaines des entreprises qui travaillent dans le Dakota du Nord, y compris Whiting, investiront 3 milliards de dollars au cours des trois prochaines années dans les pipelines et plusieurs grandes usines de transformation et livreront du gaz aux marchés du Midwest plutôt que de le brûler.

Whiting, une société du Colorado qui a été l'un des premiers explorateurs dans le Bakken, voit une valeur particulière dans le gaz qui se trouve ici, car il contient de grandes quantités de propane et de butane qu'il peut extraire et  vendre avec profit

 

«Notre objectif est d'avoir zéro émission", a déclaré James T. Brown, président de Whiting et chef de l'exploitation. "C'est une perte de gaspiller toute cette énergie."

Bien que les projets de Whiting et d'autres pourraient réduire le torchage au cours des deux prochaines années, certains dirigeants reconnaissent que ce sera un problème persistant si l'industrie augmente le nombre de puits dans la zone de 5.000 à un 48000 comme projeté au cours des 20 prochaines années.

 

Wayde Schafer, organisateur du Sierra Club du Nord Dakota conservation, a déclaré que l'industrie avait besoin de ralentir le développement si elle ne pouvait pas protéger l'air. "Vous pouvez le faire rapidement et vous pouvez bien faire les choses", at-il dit.

 

 

D'après Clifford Krauss , New York Times - 26/09/2011

 

 

lundi 2 avril 2012

La contestation prend de l'ampleur

Meaux-16-avril-2011Le mouvement d'opposition au pétrole de schiste dans le bassin parisien fait tâche d'huile. Si le choix du bassin parisien pour effectuer les premières expériences de fracturation hydraulique était du à la plus faible mobilisation des habitants, les promoteurs de cette dangereuse technologie risquent une certaine déconvenue.

 

Il existait  déjà plusieurs collectifs sur le territoire du basin Parisien. Stop pétrole de schiste 77 . Collectif Île de France - collectif sud77 - collectif Briard - collectif 94 - collectif Carmen - collectif dans les Yvelines.

 

Mais depuis l'annonce des 12 nouveaux permis,et les préparatfs des compagnies la contestation prend de l'ampleur.

Plusieurs réunions publiques d'information ont eu lieu et d'autres sont prévues prochainement qui devraient donner naissance à de nouveaux collectifs.

  • Le collectif Carmen à organisé un réunion publique d'information à Charly le 21 février et un débat à Rosoy Bellevalle le 24 Mars , ces deux réunions ont fait salle comble, voir les détails sur le site . http://collectif-carmen.org/ et à Coincy l’Abbaye, à la Celle sous Montmirail, à Chézy en Orxois, à Mont Saint Père, Viffort et Dambleux ;
  • Le 17 mars c'était à Fere en Tardenois ( dans l Aisne )
  • Le 18 mars présentation à Tousson dans le sud du 77
  • Le 19 mars très belle réunion , au moins 300 personnes, à Charly sur Marne , à l'initiative de l'association locale territoires d'avenir . Le collectif non au pétrole de schiste - permis de Mary sur Marne / permis Hautevesnes est en cours de création . Voir le site  http://territoireavenir.canalblog.com/

 

Et ce n'est pas fini :

 

Toute ces manifestions spontanées, de citoyens révoltés par le saccage prévisible de notre région, si nous laissions faire les compagnies pétrolières avides de profits , témoignent que la région parisienne n'est pas aussi passive que certains ont pu le penser.

 

Plusieurs conseils municipaux ont pris des arrêtés visant à interdire la fracturation sur leur territoire, des élus régionaux se mobilisent. Il faut les informer et faire pression pour que tous se sentent concernés et poussés par la population.

 

Mais ce n'est pas suffisant, ce n'est qu'un début , il faut que dans chaque canton des réunions aient lieu, il faut informer des dangers, car beaucoup sont encore ignorants de ce qui se prépare ou endormis pas loi du 13 juillet 2011. Des collectifs qui pourront relayer les informations, et mobiliser un maximum de monde le jour ou une grande manifestions sera organisée pour montrer au futur gouvernement que nous ne nous laisserons pas faire.

 

 

Non au pétrole de schiste ni ici ni ailleurs.

.

 

 

jeudi 29 mars 2012

Une Richesse Nationale

photo

Le pétrole de schiste est-il la richesse nationale que l'on nous promet ? Serait-il irresponsable de s'en priver ? Notre balance commerciale exsangue , notre industrie déclinante seront-ils revigorés par un exploitation massive du pétrole en Île de France, transformant nos campagnes et nos banlieues en zone industrielle et consommant beaucoup de l'eau destinée aux habitants, alors que les nappes phréatiques de la région sont déjà en situation critique.

La richesse de la Nation est constituée, de ses hommes et de ses femmes, de son patrimoine, de la terre, des paysages, des forêts, des lacs et rivières, des montagnes, des rivages. Offrant habitat, culture nourricière, et eau pure.

C'est ce qu'il faut préserver pour ceux qui nous suivront.

Le pétrole de schiste dans le bassin Parisien ne représente tout au plus que quelques petites années de notre consommation déraisonnable. Cela constitue-t-il un tel trésor qu'il faille l'exploiter sur le champ, par des forages qui ne produisent que quelques années ? ( 5 à 10 ans au grand maximum )

Notre balance commerciale n'en sera que très marginalement affectée et notre indépendance énergétique avec 500 forages se résumera à quelques journées d'autonomie.

De ces forages,  nos descendants ne connaîtront que les restes abandonnés à la rouille, la terre polluée, et l'eau si précieuse peut-être irrémédiablement contaminée.

Le pétrole de schiste, qualifié de richesse nationale, doit selon le Code minier être exploité « au profit de l'intérêt général ».

Peut-on considérer que l'intérêt général soit celui de quelques compagnies, généralement étrangères, empressées de venir exploiter à leur grand profit ces réserves pendant de brèves années ?

Dans un contexte où les matières premières, sur-exploitées, deviennent de plus en plus rares, ne serait-il pas sage de commencer par limiter notre consommation.

Laissons ce pétrole qui ne sera  jamais une source significative d'énergie là où il est.

Quand le pétrole aisément exploitable aura disparu de la planète, nos descendants seront peut-être bien contents de trouver encore un peu de ce précieux liquide pour les quelques usages nobles où il serait encore irremplaçable.

La forêt précède l'homme, le désert lui succède.  

Chateaubriand

 

 

samedi 17 mars 2012

GAZ DE SCHISTE PLUS CHER QUE LES AUTRES !

On nous sert régulièrement l'argument du prix de l'énergie et particulièrement du gaz, en France. C'est en effet une difficulté pour beaucoup qui doivent supporter une facture énergétique croissante. Nous serions les écologistes des irréalistes pour ne pas dire des illuminés qui refusent que l'on touche au trésor sur lequel nous serions assis, pour d'obscures considérations environnementales, privant ainsi nos compatriotes d'un gaz ( de schiste ) à un prix beaucoup plus abordable.

 

Cet argument est un canard auquel il faut tordre le cou , c'est soit un mensonge pour nous faire avaler la pilule et nous discréditer aux yeux de nos concitoyens, soit  l'ignorance. 

 

Je n'ai jamais vu sous la plume de nos détracteurs  d'arguments objectifs sur cette question du prix, pourtant dans le "AIE world Energy Outlook pour 2009." l'on trouve une étude prospective des coûts du gaz de shiste suivant des hypothèses de production haute et basse , comparée aux autres sources de gaz naturel importés  (1).

couts gds

 

 

Tout récemment l'Internationale Association for Energy Economics à publié une étude

(2) sur l'économie des gaz de schiste en Europe de l'est qui confirme les données précédentes de l'AIE. A savoir que le prix de revient du gaz de schiste en Pologne est 3 a 4 fois plus élevé que le,prix de revient aux Etats Unis.

  • 100$ les 1000 m3 pour le gaz produit aux USA
  • 300$ le gaz fournit par Gazprom
  • 400$ le gaz de schiste produit en Pologne.

 

À cela plusieurs raison, dont une géologie très différente et des gisements plus profonds, des règles administratives et de sécurité plus contraignantes, un accès à l'eau plus onéreux , une densité de population plus importante etc.

 

L'on voit bien au travers cette étude que si l'on impose des règles de sécurité pour les personnes et pour l'environnement contraignantes, comme il se doit, et si l'on fait payer l'accès à l'eau comme il se doit  , la production de gaz de schiste ne fera absolument pas baisser, au contraire, le prix payé par les ménages pour se chauffer.

 

Encore un mensonge de nos chers pétroliers et leurs valets pour tenter de nous faire accepter ce qui est inacceptable.

 

 

(1)  Les opportunités et les obstacles de l’exploitation des gaz non conventionnels en Europe

http://energie.sia-conseil.com/20110208-les-opportunites-et-les-obstacles-de-lexploitation-des-gaz-non-conventionnels-en-europe/

 (2) Political Economy of Shale  Gas Industry in Eastern Europe

  http://www.iaee.org/en/publications/newsletterdl.aspx?id=154

jeudi 26 janvier 2012

mardi 24 janvier 2012

COMPTE RENDU DU CONTRE-COLLOQUE du 17-01-2012

contre-colloque1.jpg

Nous avons eu raison de réagir... avec du stress et aussi de la chance  : en 16 jours... "illico", comme le souligne ce matin Libération 18 janvier 2012, page 17 : "Bataille de colloques autour des gaz de schiste"...
[......]"Comment sortir de l'interdiction française ?"a provoqué l'ire des collectifs anti-gaz de schiste, lesquels ont organisé illico un contre-colloque dans l'hémicycle du conseil régional..."

On est très content :
Il ne fallait pas manquer une telle occasion de montrer que les Collectifs restaient vigilants et ne manquaient ni d'idées ni de répondant ! - Et pour nous, Collectif(s) d'Ile-de-France et du Bassin parisien, c'est une belle occasion de refaire la tournée des présentations pour sensibiliser plus largement les citoyens de nos régions, et les parisiens qui, pour beaucoup, ignorent la situation !
Le succès a dépassé nos espérances :
135 personnes s'étaient inscrites... Plus de 260 sont venues... Toutes n'ont pas assisté à l'intégralité de ce colloque, mais à plusieurs reprises l'hémicycle, complet, débordait sur le hall, tandis que les intervenants étaient interviewés dans la salle de presse. - Présence dans la salle de Canadiens, d' Américains,- d'amis Bulgares évidemment, de plusieurs journalistes, blogueurs, étudiants en journalisme, technologies pétrolières (eh oui !), de conseillers régionaux, de juristes ou simplement de lycéens. Nombre d'entre eux découvraient le sujet, y compris parmi nos intervenants.

L'ensemble du programme a été bien apprécié : le montage vidéo, avec les réparties bien envoyées des Canadiens ; le film du réalisateur Pierre Stoeber (très demandé) ; les exposés des intervenants scientifiques qui font l'objet de nombreuses demandes.
Ce contre-colloque nous a permis de faire découvrir des menaces nouvelles et d'aborder publiquement les questions essentielles que les industriels, pétroliers et conseillers politiques n'abordent jamais, en particulier la question vitale du réchauffement climatique.  Succès également du livre de Marine Jobert & François Veillerette, indispensable pour comprendre le vrai « Scandale des Gaz de Schiste »
Une surprise agréable en fin de programme : la bonne nouvelle, en direct, d'un arrêt des forages en Bulgarie.
Un regret : faute de temps, en fin de colloque, on n'a pas pu faire venir sur le podium tous les acteurs de la préparation, sans lesquels rien n'aurait pu se faire. Bravo  et merci à tous les collectifs, aux associations et à celles et à ceux qui ont répercuté l'invitation.
Merci enfin à la Région Ile-de-France, d'avoir offert l'opportunité de ce partage de connaissances scientifiques, dans un débat qui nous concerne tous, citoyens, bien au-delà des opinions politiques.

Le compte rendu complet des interventions est disponible en téléchargement ici   

Les videos d'introduction sont disponibles ici

mercredi 4 janvier 2012

Gaz et pétrole de schiste : l’empire contre-attaque.

Le 17 janvier un grand colloque à Paris réunira Ministres de la république et présidents de HESS Oil, VERMILLON, TOREADOR, TOTAL ils débattront entre autre de l’avenir des hydrocarbures de schistes et “comment sortir de l’interdiction Française”. Ils en rêvent, et ils veulent en faire une réalité.


Contre ce DÉNI DE DÉMOCRATIE manifeste, contre cette opération de lobbying honteuse, les collectifs d’Île de France organisent la contre-offensive et vous invitent à


un « contre-colloque » Le même jour 17 janvier à partir de 16h à l’hôtel de région Ile de France

une VÉRITABLE réunion d’information sur les enjeux et les dangers de l’exploitation des hydrocarbures de schiste, collaborative et citoyenne, avec la participation de scientifiques, de journalistes, d’élus locaux et de citoyens engagés.


Pour préparer  la riposte !Nous devons nous réveiller !

 Le programme détaillé sera disponible dans quelques jours , mais retenez votre journée du 17 janvier.
Pour toute information : collectif-citoyen-idf-non-aux-gpds@liste.riseup.net.

PROGRAMME


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lundi 2 janvier 2012

Revue du web entre le 20/12 et le 31/12 2011

presseRelevé sur le web les informations marquantes de cette période:

Europe P.Lowe Directeur général de l’énergie à la commission Européenne fixe comme priorité la lutte contre le réchauffement climatique

Pour ce faire, nous avons fixé trois objectifs à atteindre :

20 % d’énergie renouvelable dans notre consommation énergétique ;
20 % d’émission de carbone en moins par rapport à l’année 2007 ;
20 % d’économie en énergie pour 2020.

D’autre part le gouvernement danois qui préside l’Europe pour 6 mois a publié une stratégie énergétique pour 2050 qui prévoit une indépendance totale vis-à-vis du charbon, du pétrole et du gaz d’ici le milieu du siècle. Cette initiative a été saluée par des ONG telles que WWF, …

Ailleurs en Europe l’Algérie a annoncé le lancement des premières opérations d’exploration de gaz de schiste pour début 2012.

L’Allemagne, qui a fait le choix de fermer ses centrales nucléaires, compensera en partie leur production par du gaz

En Chine A chaque exploration, les résultats ont été positifs ; il y avait bien du gaz au bout du tuyau, confirme la compagnie. Les Chinois seraient ainsi assis sur la plus grande réserve de gaz schiste dans le monde.

En Pologne Le pays, dont les réserves sont parmi les plus importantes d’Europe avec la France, envisage l’exploitation commerciale du gaz de schiste dès 2014. Une bonne quarantaine de groupes énergétiques ont déjà planté leur drapeau là-bas. …

En Russie un gisement contenant environ 3.900 milliards de mètres cubes de gaz, de quoi approvisionner la terre entière pendant un an est en projet d’exploitation  Sur ce projet techniquement et financièrement risqué, le russe Gazprom demande à ses partenaires français et norvégien de confirmer leur engagement.

En Espagne Interpellé au Parlement sur le projet d’extraction de gaz de schiste en Pays Basque sud, le président Patxi Lopez a défendu le projet, alors que les opposants au projet demandent “l’arrêt immédiat

En France pour Gerard Mestralet PDG de GDF SUEZ, le point de vue de l’indépendance énergétique doit rester une priorité Conséquence d’après lui de la place croissante du gaz naturel dans le mix énergétique par rapport au pétrole dans les prochaines années. Il assure que les gaz de schiste ont révolutionné le paysage énergétique,.

Nicolas Sarkozy a profité de sa visite aux Vans en Ardèche pour réaffirmer son opposition quant à l’exploitation des gaz de schiste en France.

On voit déjà clairement que le débat sur les gaz et huiles de schiste en France est orienté selon des considérations politiques et non pas scientifiques. D’après « les echos »

A Marseille Comme pour l’affaire du gaz de schiste, la colère et l’incompréhension ont commencé à monter dès la campagne de prospection, car le système utilisé peut être potentiellement mortel pour la faune sous-marine, dénoncent les scientifiques.

Une quarantaine de personnes se sont réunie au centre social Robert-Gourdon, vendredi 9 décembre, pour mener ensemble une réflexion sur l’exploitation des gaz et huiles de schiste. La piste de la transition énergétique a été évoquée en tant que moyen d’éviter que la pression d’une pénurie ne transforme l’exploitation des gaz et huiles de schiste en mal nécessaire”

Pour retrouver les articles à l’origine de cette synthèse

revue de presse 02-01-2012 revue de presse 02-01-2012 revue de presse 02-01-2012

dimanche 18 décembre 2011

UNE VICTOIRE DU BIEN COMMUN pour la mobilisation

les-victoires.jpg

  8 Victoires du Bien Commun ont été décernées par la Coordination Eau Ile-de-France, le 9 décembre 2011, en ouverture des Assises Régionales des Associations, dont une pour "la mobilisation citoyenne sur les Gaz &Pétrole de Schiste". Une victoire à partager entre tous les collectifs ! Lire le communiqué de presse...

Les 8 victoires du bien commun

  Communiqué Presse & discours Victoire Bien Commun